Air France Industries, forte de 10 000 salariés et d'un chiffre d'affaire de 1,8 milliards d'euros assure annuellement la maintenance de 250 moteurs.
Elle intervient auprès d'une centaine de clients internationaux en proposant une large gamme de services, de la révision en atelier à l'ingénierie, en passant par l'accès au pool de moteurs de rechange mais aussi par les équipements moteurs ou du QEC (Quick Engine Change).
Aujourd'hui Air France Industries se trouve face à un triple enjeu.
D'abord, celui de réaliser des niveaux de marge EGT (Exhaust Gaz
Temperature) plus élevés. En effet, l'amélioration de cette marge entraîne une plus longue durée d'exploitation entre les maintenances et donc des réductions de coûts très importantes pour les compagnies aériennes. Ensuite Air France Industries se doit d'accroître son efficacité opérationnelle au bénéfice du client dans le cadre de l'amélioration continue de la performance et des produits.
Enfin, le groupe doit maintenir son leadership sur les moteurs CFM56 qui équipent la famille des A318, A319, A320 et A340 et gagner des parts de marché.
Le logiciel Pertinence Rule Maker permet d'extraire des règles de bonnes et de mauvaises pratiques cachées et donc d'expliquer les variations de performance qui ont pu être observées auparavant.
« Air France, c'est aussi un outil industriel renommé sur le marché de l'entretien aéronautique, notamment la révision des moteurs. Cette expertise est développée à l'origine sur les moteurs de la génération 1970- 90, il nous faut donc continuellement l'améliorer et l'adapter aux moteurs de nouvelles générations qui sont évidemment plus « pointus ».. Les performances, donc la durée de vie, donc le coût d'opération se jouent sur des dixièmes de millimètres. Il faut trouver de nouvelles pratiques pour garantir de hauts niveaux de performances en réduisant la variabilité et sans augmenter les coûts ! » explique Emmanuel Desgrées du Loû, Engine Directorate, Director of Powerplant Engineering and Quality Control. « Les petits gains qui font la différence, il faut les chercher à la marge et comme nous ne sommes pas les constructeurs de ces matériels, il faut bien accepter un peu d'empirisme dans nos approches. C'est dans ce cadre que nous avons retenu Pertinence Rule Maker qui nous aide à identifier nos bonnes et nos moins bonnes pratiques. Les premiers résultats sont vraiment encourageants ».
« Le projet Pertinence a débuté en 2003 et nous avons obtenu des résultats tangibles qui ont démontré un effet direct sur la marge EGT de la famille de moteurs que nous avions décidé de tester. A l'heure actuelle, deux équipes mènent en parallèle sous Pertinence Rule Maker des projets d'amélioration de nos marges EGT sur différents types de moteurs. A ce stade, nous constatons que Pertinence Rule Maker nous a permis d'identifier des combinaisons optimisées de paramètres, dont certains soupçonnés, que nous ne savions pas appréhender de manière aussi claire et tranchée. Avec Pertinence Rule Maker, nous maîtrisons un outil d'amélioration continue qui nous permet de capitaliser, d'enrichir nos connaissances et de satisfaire toujours plus nos clients.» ajoute Emmanuel Desgrées du Loû.
Grâce à un pilotage permanent de l'application avec Pertinence Rule Maker, les bonnes pratiques cachées sont trouvées et les situations à problème sont caractérisées, et peuvent être évitées. Cela impose désormais des choix simultanés dans les différentes unités traitant les modules et un pilotage plus intelligent du process dans son ensemble.
Toujours à l'affût des avancées technologiques qui peuvent lui permettre d'offrir un meilleur service à ses clients, Air France Industries considère Pertinence Rule Maker comme un allié de choix.